Tous les articles de la catégorie Travail

accélération

La lenteur comme avantage concurrentiel ?

Par Jean-Pierre Rosa

Le principe de l’avantage concurrentiel est simple : si je propose un produit innovant et demandé, je détiens un avantage sur mes concurrents. Ce principe fonctionne entre entreprises mais aussi entre États, voire, dans une moindre mesure et lorsque les circonstances y portent, entre individus. Il est particulièrement mis en œuvre – sous sa forme la plus brutale – en temps de guerre. Il est alors source de découvertes techniques et scientifiques accélérées dans tous les domaines. En temps de paix, c’est ce principe qui fait du marché une sorte d’organisme vivant, où les acteurs passent leur temps et leur énergie à produire des avantages concurrentiels, à les maintenir ou à attaquer ceux de leurs concurrents. Entre individus, il est la plupart du temps subi : ce sont alors un certain nombre de capacités humaines qui sont mobilisées : vitesse d’exécution ou de compréhension, adaptabilité etc. Dans le cas du sport, il utilise non seulement les caractéristiques personnelles mais aussi la technique – tant qu’elle est légale et qu’un souci d’égalité entre les concurrents n’est pas venu en réguler l’usage. Lire la suite…

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Le revenu universel, un principe en accord avec la DSE ?

Tous les 15 jours, retrouvez Pierre-Yves Stucki et sa chronique sur la pensée sociale et l’actualité, au micro de Paul Keil sur Radio Jerico.

Pierre-Yves Stucki, vous avez regardé les projets des prétendants à la présidentielle…

… et on a parfois quelques surprises, comme celle de trouver une idée ambitieuse portée par des personnalités très différentes, autant de droite que de gauche. Il s’agit du « revenu universel ».

Alors, disons-le tout de suite, ils ne mettent pas tous la même chose derrière les mêmes mots. D’ailleurs, la diversité des appellations trahit la pluralité des approches : revenu universel, revenu d’existence, dividende universel, revenu d’autonomie, allocation universelle, voire même « impôt négatif »…  Pour certains il s’agit tout au plus de fusionner les différentes allocations existantes, alors que le projet vise à la création d’un droit nouveau, prenant la forme d’une somme fixe, versée chaque mois à tout citoyen, de sa naissance à sa mort, quelles que soient ses ressources ou sa situation familiale. Lire la suite…

Pierre Gattaz, head of French Industrials' Federations Group (GFI) and candidate for the presidency of French employer's association Medef talks during an interview on June 6, 2013 in Paris. AFP PHOTO  ERIC PIERMONT

Loi travail : la France réclame justice et respect

Par Jean-Pierre Rosa

Dans une interview récente de Pierre Gattaz, patron du medef, donnée au quotidien La Croix, je tombe sur cette perle : « La France qui résiste à la loi El Khomri est cette France qui a peur, à qui on n’a pas bien expliqué les changements – la mondialisation de l’économie… –, une France qui a laissé son industrie péricliter. Ce sont des Français qui n’ont pas de projet collectif enthousiasmant et je dirais même fraternel, et qui se referment sur eux-mêmes. » Lire la suite…

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Manifestants, le compte n’est pas bon

Par Dominique Quinio

Certes, c’est prendre le sujet par le petit bout de la lorgnette. Se poser la question du nombre de manifestants battant le pavé parisien paraît de peu d’intérêt quand sont en jeu la qualité du climat social, la mobilisation contre une loi, la représentativité d’un mouvement qui dure et les moyens de sortir de l’impasse. Il n’empêche : chaque manifestation renvoie aux mêmes incompréhensions, aux mêmes écarts farineux entre des comptages faits par la police et ceux produits par les syndicats.  Au mieux on sourit, au pire on enrage. Cette incapacité à s’entendre sur l’importance numérique d’un événement public en dit long sur les més-ententes françaises… Lire la suite…

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Bruxelles et l’Arabie Saoudite à la rescousse d’Uber

Par Jean-Pierre Rosa

Le 9 juin prochain le Tribunal correctionnel de Paris doit rendre sa décision contre 2 dirigeants d’Uber qui sont poursuivis pour « organisation illégale d’un système de mise en relation de clients avec des personnes qui se livrent au transport routier de personnes à titre onéreux » sans être une entreprise de transport, un taxi ou un véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC), infraction prévue par la loi Thévenoud du 1er octobre 2014. Risque : Un million d’euros d’amende pour Uber France et 5 ans d’interdiction de gestion contre les deux dirigeants. Lire la suite…

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Loi travail : où va le syndicalisme ?

Par Bernard Jarry-Lacombe

Nous traversons collectivement une phase de doute, de questionnement, de manque de confiance en nous-mêmes et en l’avenir : le paysage syndical comme le paysage politique sont fracturés, les uns souhaitent plus de démocratie dans l’entreprise, les autres parlent de déni de démocratie parlementaire, quand d’autres pensent blocage et rapport de force. Une grande partie des citoyens, des salariés et des actifs plus généralement, observent la scène de loin et se demandent ce qui va naître de ce chaos. Lire la suite…

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Propositions pour accélérer le dialogue social

Par Jean-Pierre Rosa

On critique volontiers la culture du conflit qui serait le fait de notre histoire syndicale française. Cela n’est sans doute pas totalement faux, l’extraordinaire conflit issu de la loi El-Khomri en fait aujourd’hui la preuve. Lire la suite…

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Loi travail : appel à débat

Par Jean-Pierre Rosa

Le premier problème de la loi travail c’est de ne pas avoir été précédée d’une grande consultation citoyenne comme cela est le cas de plus en plus souvent lorsque les sujets abordés touchent des fondamentaux de la vie sociale. Lire la suite…

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La loi « travail », un projet impensé

Par Donatien Lecat

En principe, ce jeudi 24 mars 2016, sera présenté en Conseil des ministres, le projet de loi « Travail » qui avait réuni contre lui, mercredi 9 mars, entre 224 000 et 450 000 manifestants dont plus de 100 000 jeunes, et qui avait provoqué une pétition réunissant plus d’un million de signatures à ce jour pour demander l’abandon du projet. Si bien que le 14 mars après-midi, le Premier ministre et la ministre du Travail recevaient les organisations syndicales et annonçaient une réécriture du projet. Bref, le gouvernement qui envisageait de passer en force au Parlement en utilisant le fameux article 49, alinéa 3 de la Constitution, vient de lâcher du lest sur un projet « ambitieux », puisqu’il s’agirait, ni plus ni moins, de « fonder le code du travail du XXIe siècle ». Lire la suite…