Tous les articles de la catégorie Politique

Aimons-nous vraiment les Italiens ?

 

Les Français aiment l’Italie, cela ne fait pas de doute. Ils ne se lassent pas d’en rapporter des images et des émerveillements, sur les traces de Joachim du Bellay, Chateaubriand et Stendhal. Mais aiment-ils vraiment les Italiens, au moins les estiment-ils ? N’aurions-nous pas gardé de notre enfance la vague conviction que le petit Liré reste décidément préférable au Mont Palatin, symbole d’une gloire à jamais déchue ? Les graves événements Lire la suite…

Un service public du rail       

Le conflit à la SNCF risque de durer tant il est emblématique pour les syndicats comme pour le gouvernement. Pour les premiers c’est leur représentativité qui est en cause, c’est-à-dire leur capacité à influencer le cours des choses et à maintenir les fameux avantages acquis. Pour le gouvernement, c’est Lire la suite…

ZAD, légalité et bien commun

Tous les mois, retrouvez Pierre-Yves Stucki et sa chronique sur la pensée sociale chrétienne et l’actualité, au micro de Paul Keil sur RCF Jerico Moselle.
Chronique du 23 avril 2018.

Ce printemps est marqué par la concomitance de plusieurs mouvements sociaux, même si la « convergence des luttes » dont rêvent certains ne semble pas se réaliser. La contestation par les cheminots de la réforme de la SNCF adopte une forme assez classique en France. Même si son rythme « perlé » est un peu nouveau, on en reste à la bonne vieille Lire la suite…

En politique, l’arme du langage

Il paraît, disent les sondages, que Laurent Wauquiez, le président des Républicains, n’aura pas désespéré ses partisans par les propos qu’il a tenus devant des élèves de l’EM Lyon, à l’occasion de deux cours qu’il y donnait sur les « enjeux de société ».  Il les aurait même confortés dans leurs convictions. Le « parler franc » revendiqué et les menaces contre ceux qui ont diffusé des paroles qui n’auraient pas dû être enregistrées et divulguées dans la presse ont renforcé sa posture d’homme qui ne craint pas de dire sa vérité et qui Lire la suite…

PMA : la convergence des luttes

Tous les mois, retrouvez Pierre-Yves Stucki et sa chronique sur la pensée sociale et l’actualité, au micro de Paul Keil sur RCF Jerico.

À partir de la chronique du 22 septembre 2017.

 

La nouvelle année s’annonce très intense et les sujets ne manqueront certainement pas où « le trésor le mieux gardé de l’Église », sa doctrine sociale, pourra aider au discernement. Parmi les dossiers de cette rentrée, il y a l’annonce par la Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Mme Schiapppa, de l’extension de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, et donc en particulier aux femmes seules ou en couple homosexuel. Lire la suite…

Des temps nouveaux pour la subsidiarité ?

Tous les 15 jours, retrouvez Pierre-Yves Stucki et sa chronique sur la pensée sociale et l’actualité, au micro de Paul Keil sur Radio Jérico.

Chronique du 4 juillet 2017.

 

L’interminable séquence électorale, commencée avec les primaires, s’est enfin achevée avec les législatives qui ont donné au nouveau Président une majorité qui pourrait faire pâlir de jalousie certains chefs d’état parmi les plus autoritaires. À charge pour lui désormais d’en faire le meilleur usage au service de la nation.

C’est peu dire que les attentes sont fortes. Les circonstances sont exceptionnelles, le sentiment de délitement des institutions est profond, comme en atteste l’abstention devenue majoritaire aux dernières élections. Dans un tel contexte, il faut espérer une action forte du nouvel exécutif, qui pour beaucoup, ne saurait prendre que la forme d’une volonté puissante, avec un mouvement impulsé d’en haut et s’appliquant à l’ensemble du pays – d’autant plus avec un président « jupitérien ». Nous avons en France une culture de l’État centralisé et une conception de notre République, « une et indivisible », où il ne saurait y avoir « deux poids et de deux mesures ». Lire la suite…

Hautes ambitions

Par Dominique Quinio

Le temps est compté. Pour le président de la République et l’équipe gouvernementale, il s’agit de convaincre que l ‘été ne sera pas « vacant » ni « vacance » Du très long discours que le président de la République a prononcé à Versailles devant le Congrès, le 3 juillet, que retenir ? Le « bien commun universel », « basculé, transformé, menacé » sur le plan géopolitique ou écologique ? La nécessité de contrebalancer un exercice jupitérien du pouvoir présidentiel, par des contre-pouvoirs réels, notamment en rendant à la justice sa liberté et son autonomie ? Des réformes institutionnelles (moins de parlementaires, une dose de proportionnelle, moins de lois et des lois mieux évaluées, un conseil économique, social et environnemental repensé…) ? La réaffirmation de la valeur du travail pour chaque homme, dans un contexte de chômage de masse ? Le besoin d’une Europe refondée : car « l’Europe, c’est nous », sans nier que le projet européen se trouve fragilisé par la prolifération bureaucratique et le scepticisme.  Un thème cher aux Semaines sociales qui préparent leur Session de novembre : « Quelle Europe voulons-nous ? ». Lire la suite…

Responsabilité(s)

Par Jérôme Vignon

Le terme de « responsabilité » est sans doute l’un des plus significatifs de ceux qui reviennent dans le discours propre du nouveau président de la République. Son « projet » est construit autour de l’enjeu de conférer une responsabilité à chaque Français, pour que la solution de problèmes globaux ne soit pas seulement renvoyée à des institutions1. Au soir de chacun des deux tours de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron disait mesurer la responsabilité de donner une direction à la vie publique de notre pays pour 5 ans, sachant l’ampleur des désaccords à propos de cette direction. On conçoit, par exemple la responsabilité de faire en sorte que l’Europe redevienne pour une majorité de Français un projet d’avenir. Lire la suite…

Un autre logiciel politique

Par Dominique Quinio

On ne sait pas si la promesse de renouvellement dans la manière de gouverner (qui ne tient pas seulement à l’âge du capitaine et de ses équipiers) se vérifiera dans la durée. Si l’élection du président sera confirmé par la constitution, à l’issue des législatives, d’une majorité de députés labellisés La république en marche ; s’il aura besoin de l’appui de parlementaires issus des formations classiques décidés à ne pas jouer l’obstruction systématique. Peut- être est-il naïf de penser que l’expérience actuelle n’est pas qu’une stratégie conjoncturelle ; peut-être la preuve sera-t-elle apportée que le « ni de droite, ni de gauche », l’alliance des compétences politiques et civiles ne suffiront à reformer notre pays. Mais refusons le désabusement et faisons le pari de la réussite. Lire la suite…

Après le second tour

Par Jean Pierre Rosa

Emmanuel Macron est donc notre président. Les résultats du second tour de l’élection présidentielle, attendus, sont tombés. La France sort profondément meurtrie et divisée de cette campagne folle marquée par Lire la suite…