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En tant que Français, en chrétien : face au Front national

Par Jérôme Vignon

Ce qui serre le cœur, face à la montée d’apparence inexorable du Front national, d’échéance en échéance électorale, n’est pas propre aux chrétiens. D’ailleurs, parmi les catholiques pratiquants, une part croissante se sent proche désormais de ce parti,  comme le montre l’invitation récente à la Sainte Baume de la jeune députée frontiste, Marion Maréchal Le Pen.

Ce qui crée un grave malaise pour beaucoup de Français, qui aujourd’hui se réclament sans doute plus nettement des valeurs de la République, est de l’ordre d’une conscience nationale.

C’est la mémoire historique de toutes ces périodes dramatiques où le peuple français a succombé aux tentations de la violence, où la manipulation des frustrations et des ressentiments a finalement débouché sur la guerre civile. Sans remonter jusqu’aux guerres de religions (quoique ..) nous savons que chez nous le « vivre ensemble »  est fragile. Ce n’est qu’avec le temps et la durée que la République a pu transformer en conflits politiques les affrontements fondés sur les haines de classe, la détestation des juifs et le mépris des « bougnoules ». Aussi critique que l’on puisse être de cette politique et des partis qui l’incarnent, il n’empêche qu’ils sont les dépositaires de cette mémoire que nous appelons conscience civique, conscience républicaine, conscience de former une nation.

Or comme le rappelait encore récemment Jean-Louis Schlegel dans a revue Esprit, comme le constatait encore courageusement La Voix du Nord dans ses éditions du 1 décembre, rien ne permet, au contraire, de penser que les dirigeants du Front national aient rompu avec cette tradition de détestation des autres. Ces « autres », qu’il s’agisse des étrangers, ces migrants illégaux assimilables à une « métastase » dans la société, ou ces ayants droits de l’aide médicale d’État qu’il convient de dénoncer afin « d’éradiquer toute immigration bactérienne ». Cette détestation ne s’applique d’ailleurs pas qu’aux migrants, elle vise plus généralement tous ces gens d’en haut contre lesquels il convient de faire « front ».

Au-delà des incohérences repérables dans le programme du Front national qui s’ajuste aux perspectives d’un pouvoir responsable, ce qui inquiète et mérite d’être fermement combattu sur le terrain politique, ce sont deux ressorts inhérents aux stratégies du Front national : l’appel au contournement des institutions réduites à la bande des quatre, et l’inclination à la dénonciation des boucs émissaires à défaut de toute analyse des causes de nos difficultés. Ce sont ces menaces graves pour l’avenir de notre pays, au moment où il aurait plus que jamais besoin de rassembler ses forces, qui amènent le christianisme social et les Semaines sociales de France à travailler sur les causes de l’injustice et à prendre clairement position contre le Front national. Et ce n’est pas pour, au premier chef, une incompatibilité intrinsèque avec la foi religieuse. Qui sommes-nous pour juger de l’authenticité de la foi de la tête de liste FN en région PACA ?

Ces dangers et ces menaces palpables s’inscrivent dans le champ du politique. Elles sont un signe supplémentaire de ce que l’action politique elle-même devra, dans notre pays, être à la fois réhabilitée et rénovée, ainsi que le soulignait une rencontre récente suscitée à Paris par la Conférence des Évêques de France. Ici peut se manifester une façon d’être chrétienne, une manière de réagir « en chrétien » selon la distinction toujours utile de Jacques Maritain.

Plutôt que d’incriminer sans cesse, et à tort, la médiocrité générale de la classe politique, nous devrions rester fidèle à l’esprit de ces chrétiens – respectueux des lois mais les habitant autrement – que décrit la fameuse épître à Diognète. Cela signifie de nous interroger nous-mêmes sur la part de responsabilité que nous pouvons avoir dans le fait que tant de Français ne se sentent pas reconnus ni représentés dans le débat politique tel qu’il se présente aujourd’hui. C’est se situer comme partie prenante d’un ensemble éducatif où effectivement l’ascension est bloquée particulièrement pour ces jeunes issus de l’immigration et cesser d’en rejeter la faute sur la seule « Éducation nationale ». C’est admettre que les entrepreneurs, les partenaires sociaux en général, les lieux où se forment nos responsables économiques pourraient être plus incisifs pour proposer un marché du travail inclusif et cesser d’invoquer seulement la médiocrité du code du travail. C’est devenir aussi plus exigeants, plus proactifs dans l’énoncé d’un projet politique pour l’Europe en admettant que les déceptions qu’elle a produites sont de notre fait, pas seulement de celui des technocrates bruxellois. C’est en définitive s’engager en politique pour qu’elle ne se consacre pas seulement à dénoncer le mal, mais à concevoir et viser le bien.

Jérôme Vignon, Président des Semaines sociales de France, le 3 décembre 2015

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28 Commentaires

  1. Blocquaux

    La situation présente me fait me remémorer le vote sur la constitution européenne. Les tenants de l’approbation étaient nombreux (Eglises, syndicats, monde économique et autres associations ou faiseurs d’opinion) et cependant la majorité des électeurs avait voté négativement. La réponse a été le contournement par les élus nationaux réunis e congrès pour faire passer le texte. Le hiatus était manifeste et tenait pour beaucoup à l’incapacité voir l’impossibilité d’expliquer et de faire comprendre combien les « élites » avaient raison.
    1- Pendant que les partis traditionnels s’écharpent sur la politique économique de l’offre ou de la demande, le FN propose une formule simple de retour à l’autarcie.
    2- Malgré l’appel à des spécialistes pour créer un nouvel indicateur « du bien être » les propositions économiques se basent sur le sacro-saint taux de croissance du PIB source de nombres décisions politiques.
    On pourrait multiplier les exemples montrant que la simplification des solutions proposées par le FN est facilement compréhensible par tout un chacun alors que la complexité des échanges internationaux reste plus difficilement explicables.
    Dans ses différentes interventions le pape François (en cohérence avec les déclarations de ses prédécesseurs) ne cesse de dénoncer le système économique dominant et plaide pour un changement radical.
    Le fait de la mondialisation des échanges est irréfutable, il ne s’agit d’être pour ou contre la mondialisation mais bien d’agir concrètement sur les règles qui régissent ces échanges.
    La question est de savoir où et quand le citoyen lambda peut et doit donner son avis pour faire changer les choses.
    Une approche similaire pourrait être faite par rapport à l’immigration, la peur de l’autre, dernièrement j’entendais sur les ondes ce propos d’un vieux travailleur immigré de longue date dans notre pays qui a eu cette formule récusant le terme d’immigré en disant qu’il avait été un coopérant dans la construction et l’entretien du métro parisien. Il montrait par là le changement de regard et de perspective nécessaire pour l’accueil de ces populations dans notre communauté nationale.

    • Vignon

      Il me semble que le commentaire d’Etienne Bloquaux nous fait réfléchir sur deux directions concernant la communication politique avec les citoyens . D’abord la question de la pédagogie. La complexité des sujets ne doit pas faire obstacle à l’effort d’explication des enjeux , des options et des contraintes, en particulier quand il s’agit d’Europe . Cela suppose , pour les responsables , d’admettre qu’ils ne peuvent pas tout et que néanmoins des issues et des initiatives sont possibles , si l’on négocie et si l’on coopère , tenant compte de ce que sont les autres membres de l’UE. Mais cela concerne aussi l’absence de prise en compte , dans le texte du Traité d’UE , révisé après le Non français , de thèmes ou de propositions qui auraient signifié une prise en compte d’une partie des motivations du Non. J Vignon

  2. Michel Renault

    Merci à Jérôme Vignon pour sa position ferme et courageuse, ainsi que son analyse des positions de fond du FN.
    Nous apprécions également la position courageuse du quotidien « La Voix du Nord ». Cela change avec une autre grande revue hebdomadaire chrétienne « La Vie » ,dont le directeur de la rédaction Jean-Pierre Denis a consacré pas moins de 8 pages et une photo pleine page de Marion Maréchal-Le Pen, cela sans aucun état d’âme…
    Mais heureusement, il y a encore des chrétiens catholiques pour qui les valeurs de l’Evangile sont prioritaires et refusent l’idéologie sectaire du FN.

    • Vignon

      S’agissant du journal La Vie, il me semble que l’on doit lui donner acte de sa ligne éditoriale d’une manière générale , laquelle en particulier n’a cessé de faire écho aux propos du Pape François en matière de migrants et de réfugiés et qui met régulièrement en lumière des attitudes ou des initiatives d’accueil et de solidarité , telles que celles qui se sont manifestées en France depuis septembre dernier . On peut aussi lire les 5 pages que vous citez comme une présentation factuelle de la situation donnant à voir l’attrait indéniable qu’exerce sur des jeunes catholiques Marion Marechal Le Pen et invitant les lecteurs à la lucidité.
      En ce qui me concerne , j’ai voulu insister sur le fait qu’ une appréciation de la progression du FN dans notre pays devait d’abord faire appel à un jugement politique et non religieux . Dans cette perspective le débat avec des électeurs , si possible avec des responsables du Front national , sera de plus en plus nécessaire, mais d’abord sur une base politique : comment entendent ils conjurer les conséquences des divisions et des replis que recèlent leur langage et leur propositions ?

  3. Martin Jean-François

    Merci pour cet article fort intéressant, mais qui me laisse pantois. M. Vignon, quelles sont les propositions du FN qui prône ces exclusions dont vous parlez? Mais plus profondément, comment pouvez-vous prétendre, qu’en tant que chrétien, ayant en plus des responsabilités importantes, vous jugez incompatible le FN? Est-ce bien votre rôle? Même la conférence épiscopale française ne l’a pas fait… depuis le début des années 80! Le porte-paroles ayant rencontré beaucoup de contradictions lorsqu’il a rappelé cette position il y a quelques mois.
    Il est étonnant de voir combien ce FN qui, me semble-t-il, défend des valeurs communes avec l’Eglise (cf. les déclarations de Mme Maréchal Le Pen sur l’avortement et le planning familial : qui oserait aujourd’hui?), fasse l’objet d’une telle fronde contre lui, de la part de chrétiens. Comment se fait-il que vous ne soyez pas plus humble dans vos jugements? Et puis, une dernière question: je ne crois pas (pour vous avoir souvent lu et écouté) que vous soyez quelqu’un qui a une attache une trop grande importance aux choses matérielles, en cela vous avez intériorisé la morale chrétienne. Mais ne voyez-vous pas que beaucoup de gouvernants précédents ont largement menti et volé les français? Qu’ils ont parqué des milliers d’immigrés dans des cités qui n’en peuvent plus? Aussi, pourquoi les gouvernants du FN feraient-ils pire? Pourquoi voudriez-vous les réduire à certaines postures idéologiques? Avez-vous condamné de la même manière tous les hommes politiques et familles politiques qui se sont corrompues avec le communisme par exemple?
    Vous voyez, je trouve très délicate la position que vous prenez et même un peu cavalière. Or, je ne veux pas croire que vous ayez des intérêts dans le PS ou LR… Donc, je ne comprends pas votre position, ou plutôt son ton péremptoire.
    Respectueusement,
    JFM

    • Jean de Bodman

      Pour JF Martin:la simple expression « immigration bactérienne » (citation de Marine Le Pen) qu’il faudrait « éradiquer », symbolise hélas les « exclusions » que vous croyez ne pas trouver au FN.
      L’immigré »bactérie » n’est en aucun cas une expression évangélique, pas plus que « l’éradication »de qui que ce soit.
      Merci à JV pour sa tribune , peut-être trop tardive? Merci de nous renvoyer à nos responsabilités personnelles et individuelles.

    • Blocquaux

      La CEF a pris des positions très fermes sur l’accueil des étrangers, exilés, immigrés et autres apatrides et ce dans la ligne constante de la papauté. Il ne me semble pas que ce point soit dans la ligne politique du FN.
      La juxtaposition que vous faites entre planning familial et avortement relève de cette habitude prônée par certains débatteurs pour rendre confus tout échange et légitime disputation. De plus, et quoique je pense pour ma gouverne personnelle, la loi autorisant l’avortement a été approuvé par divers parlementaires chrétiens au nom d’une part d’un moindre mal (mettre fin aux avortements clandestins qui ont existé de tout temps et en tout lieu)et d’autre part de la nécessaire séparation des pouvoirs entre les églises et la république.
      Il faut fuir toute tentative d’imposer la charia ici ou là et donc tout régime qui se voudrait théocratique.

    • Jérôme VIGNON

      Je remercie Jean François Martin pour l’attention qu’il a donnée à cette tribune. Oui selon moi, le programme du Front national est bien propre à entretenir des exclusions. Cela tient par exemple au « principe de préférence nationale » que devrait suivre Pôle emploi en vue d’orienter à compétence égale, les offres disponibles aux personnes de nationalité française : de telles pratiques exposent nos compatriotes , en Europe notamment à des comportements similaires, instillant chez nous et dans des pays devenus proches un esprit d’exclusivisme et d’exclusion là où il n’a pas lieu d’être . Nous sommes enrichis de compétences que nous n’avons pas et réciproquement. Je ne crois pas que nous nous grandirons en nous repliant.Cela ne nous empêche pas d’être fier de notre pays. Mais comment rester attractifs et influents si, comme le propose le Front national, nous reprenons la maîtrise de nos frontières (rétablissement de tous les contrôles)et de notre monnaie dont le poids mondial serait ainsi considérablement réduit?
      Vous vous étonnez que je formule ces critiques « en tant que chrétien ». Lisez bien , c’est en tant que Français,attaché à tout ce qui s’est fait de neuf et de bon, depuis la seconde guerre mondiale, ce n’est pas « en tant que chrétien » . Je redoute au contraire que les chrétiens ne soient plus capables de se parler au motif qu’ils se jugeraient mutuellement supérieurs les uns aux autres sur base de critères religieux. C’était aussi le sens de cette tribune et du dialogue qu’elle permet d’ouvrir entre nous. Je suis prèt à dialoguer avec des chrétiens qui soutiennent le FN: une foi commune devrait nous prédisposer à nous écouter à défaut d’être d’accord. Enfin vous me rappelez les méfaits commis par « les gouvernants précédents » qui « ont menti aux Français et les ont « volés ». Pour moi déjà de telles expressions dans leur exagèration et leur généralisation crèent l’animosité et la division d’entrée de jeu: elles n’annoncent rien de bon pour le futur alors que nous souffrons déjà de l’outrance ordinaire des médias . On ne peut en effet tout renvoyer aux gouvernants et aux politiques; comme chrétien je crois que la société et les citoyens ont une responsabilité pour que la politique soit juste. Etudiant en Mai 68, je me suis opposé vigoureusement aux prétentions totalitaires des groupes marxistes qui voulaient imposer une manière unique de penser. Je me suis élevé publiquement contre l’assimilation d’une union homosexuelles à un mariage. Pour autant je m’en remets au jeu démocratique pour que la société s’oriente vers la justice .

  4. farine

    Il me paraît indéniable que ne pas changer les dates des élections régionales a été irresponsable. On sort à peine de la torpeur née des attentats et déjà il est bien tard pour relayer les prises de position de Mgr Ulrich ou la vôtre. Auprès de qui, d’ailleurs, car je ne connais guère de personne, parmi celles avec qui je dialogue habituellement, qu’il faille dissuader de voter FN.
    Par contre on attendrait des chrétiens, à tout niveau de responsabilité, des paroles plus tranchantes, sur la sourde progression de ce que Caroline Fourest appelle le racisme anti-musulman (préférable à islamophobie, je la suis sur ce point). Sur la véritable psychose qui rend, par exemple, « laïque », la suppression des menus alternatifs au porc. Sur tout ce qui est utilisation des mots « chrétiens » et « judéo-chrétien » pour exprimer l’identité de la France. A voir les réactions de beaucoup de politiques actuellement, excusez-moi de les critiquer, mais aussi de citoyens, on a l’impression que Daech a gagné : il voulait du clivage, il l’a; de la crispation entre communautés, il l’a; il voulait la guerre, il l’a; miner la laïcité, on y est; contester l’État de droit, on y est encore, mais jusqu’à quand? Il est temps de retrouver son calme.
    (Heureusement qu’il y a des électeurs de droite pour ramener à la raison leurs élus!)

    • Jérôme VIGNON

      Je partage votre point de vue. Je vous rappelle cependant que l’épiscopat français s’est toujours montré d’une grande réticence à l’égard de l’intolérance aux signes religieux dans l’espace public et que les catholiques, les mouvements de jeunesse notamment qui proposent une inspiration chrétienne sont les premiers à subir le zèle d’une méfiance à priori anti religieuse .
      Je partage votre sentiment que pour faire échec à Daech, le mot d’ordre « restons unis » est pertinent . Avec les Semaines sociales de France , nous y apportons une contribution.

      • farine

        Bien sûr, j’approuve vos nuances à mes critiques un peu sommaires. Oui aussi pour le « restons unis », avec nuance aussi : l’union nationale, en démocratie, supporte le débat et ne doit pas être utilisée pour refuser tout esprit critique. Je suis vent debout contre la proposition de déchéance de nationalité. Comme, paraît-il, le disait Hobbes, le citoyen ne doit consentir à restreindre ses libertés qu’en échange de la grande probabilité d’efficacité. Je pensais, comme un récent éditorialiste du « Monde  » l’écrivait, que pas un kamikaze sur le point de se faire sauter ne craindrait pour sa nationalité française. Ce n’est pas grand chose en regard du doute qui va s’insinuer chez certains enfants de France que toutes les dérives menacent déjà. Quant à utiliser l’État d’urgence pour faire taire des écolos… Nous avons vite fait l’expérience des dérives d’État…

        Je suis étonné de tant de courriers de chrétiens proches du FN. Je ne les voyais pas si nombreux à suivre le travail des Semaines Sociales. Comment tous ces gens sont-ils si vite prêts à monter au créneau?

  5. Prune

    Déclaration de circonstance, Mr Vignon, avant les régionales. Vous êtes contre le FN. Et je suis d’accord.

    Cependant vous êtes-vous fait relire par vos acolytes des Semaines sociales de France ?

    Votre écrit mélange absolument tout et cela m’étonne.
    Vous oubliez que les Français, quand ils votent, ne sont pas des c…
    Étant interdits de manifester, en cette période d’état d’urgence, comment voulez-vous que les citoyens qui votent ne profitent pas des urnes pour lâcher leur colère ?

    Être chrétien, c’est d’abord et surtout ne pas faire dans l’angélisme.
    Je ne vois pas dans votre déclaration le terme de chômage. Et vous en connaissez pourtant le taux actuel. Quand la coupe est pleine, croyez-vous qu’on puisse la remplir encore, et continuer aussi à surtaxer les Français ?

    Vraiment, Mr Vignon, vous auriez pu vous exprimer autrement, en prenant aussi la liberté de dire tout ce qui désespère les Français, dont des chrétiens, qui retroussent leurs manches depuis si longtemps et qui ne sont pas entendus. Quand un pays implose, ça se dit. Quand TOUS les jeunes sont en difficulté pour trouver du travail, ça se dit.
    Et le vote FN, auquel je ne souscris absolument pas, le dira très vraisemblablement.

    Retrousser ses manches, c’est d’abord tirer des enseignements de ses erreurs. Et le dire.

  6. TOULEMONDE

    Merci à Jérôme pour cette prise de parole vigoureuse de citoyen, exprimée « en tant que chrétien » (comme aurait dit aussi P. Ricoeur). Il me semble néanmoins que, en toute bonne foi, on pourrait en ajouter et oser juger, discerner qq. fruit de l’Esprit (ou non), quant au :  » Et ce n’est pas pour, au premier chef, une incompatibilité intrinsèque avec la foi religieuse. Qui sommes-nous pour juger de l’authenticité de la foi de la tête de liste FN en région PACA ? » du texte.
    En effet: « On juge un arbre à ses fruits »: (Mt 12, 33; Lc 3, 9 ; …). A l’évidence, le fruit de l’arbre de famille FN est: retors, haineux, pervers qui mine le vivre ensemble, la communauté du bien. On peut donc, très raisonnablement douter et dénier à Marion MLP une quelconque capacité à affirmer, s’auto proclamer, défenseure des valeurs chrétienne et condamner ouvertement cette prétention. On eut aimé de surcroît une parole ecclésiale qui localement s’exprime en PACA où la jeune et séductrice Mme MMLP surfe allègrement sur sur une clientèle électorale catho (sociologique) décomplexée; cf. sa récente prise de position, ovationnée, devant un parterre local de la Manif pour tous, sans même revenir sur son invitation cet été à la Ste Baume par le P. Rey.
    Hélas, si d’autres évêques se sont exprimés dans le Nord, l’Est, ici en Paca: rien pour l’heure. Notre évêque étant, de surcroît, Pdt de la CEF.
    Or, « Si eux se taisent, les pierres crieront » (Lc 19, 40)

  7. ROUSSEL

    Si Jérôme VIGNON veillait pour la Vie, avait des positions claires et chrétiennes sur l’avortement, la famille, le mariage etc…. on pourrait essayer de l’entendre. Mais il fait partie des politiciens « de gauche » dits par ailleurs chrétiens, prototype J.Delors,, qui en ces domaines avalent toutes les couleuvres ou sont très indifférents à ces questions. Alors, de grâce …que ces gens là qui dominent l’église de France depuis Vatican II, et sont largement responsables de sa situation actuelle, arrêtent de donner des leçons. Le delo-dolorisme aura été une catastrophe pour la France et pour l’église en France. Le sectarisme n’est pas la propriété privée du Front National malheureusement,

  8. gab

    Merci Jérôme Vignon, il était temps de prendre clairement position. Jamais comme aujourd’hui s’applique mieux la théorie de René Girard. Avec le FN on vérifie le mécanisme du bouc-émissaire sauf qu’ici on sacralise le drapeau au lieu de la victime elle-même, comme dans les religions antiques. L’unanimité mimétique de même, ne pouvant souffrir l’Autre, se referme dans ses frontières, et le FN prône l’autarcie, anti européenne. Une caricature dont la démagogie n’a pas de limites. Seulement, comme le diable avance toujours masqué, la petite fille, MMLP, s’avance à point nommé. La posture anti-avortement conférant une fausse identité : c’est vrai qu’au départ si des parlementaires chrétiens ont voté la loi de Simone Veil, c’est bien qu’ils considéraient qu’elle ne constituait pas un droit. On sait ce qu’elle est devenue aujourd’hui, entre les mains des ultras féministes; Il est enfin déplorable, signe de la confusion des temps que le vote FN récupère le vote jadis destiné au PC. Le vote protestataire n’excuse pas tout. Et il existe encore en France d’autres partis qui ne sont pas compromis forcément avec le pouvoir…et des responsables chrétiens dont la parole publique peut être entendue, y compris des évêques!

  9. Claude

    Après avoir lu avec attention aussi bien l’article que les commentaires, je me posais une question simple : en tant qu’électeur, je fais quoi ?

    La montée du FN est inquiétante : soit, mais elle ne fait que traduire le désespoir d’un peuple qui ne sait plus comment se faire entendre de ceux qui, depuis 40 ans, ont mis la France dans l’état où elle se trouve.

    La montée du FN est inquiétante : soit, mais pourquoi PS et LR sont-ils sourds aux appels du peuple et ne veulent-ils rien changer à leur politique ?

    La montée du FN est inquiétante : soit, mais elle est fabriquée par ceux dont la communication politique a comme principal message de faire barrage au FN. En substance, cela veut dire : même si j’ai eu de très mauvais résultats, même si je vous ai trahi, même si je ne vous écouterai pas, votez quand même pour moi, sinon vous aurez le FN … !!! C’est vraiment afficher un mépris absolu des électeurs que de leur envoyer un tel message !!!

    Oui, dans ces conditions, beaucoup voteront FN avec bonne conscience ! Et une bonne conscience d’autant plus décomplexée que le discours de ceux qui veulent faire barrage au FN ne passe plus, n’est plus crédible.

    Alors moi, en tant que chrétien, Monsieur Vignon, je fais quoi ?

    • Prune

      En tant que chrétien, vous retroussez vos manches en étant pro-actif sans tenir compte des radoteurs du monde politique.

      Oui, les électeurs sont méprisés. Qui dira le contraire ? Oui, les payeurs citoyens sont méprisés. Qui dira le contraire ? Oui, les entreprises n’embauchent plus avec toutes les normes et la paperasserie qui les tuent. Qui dira le contraire ? Oui, l’Education nationale a pris un virage qui coûte bien trop cher aux collectivités locales. Qui dira le contraire ? Oui, les médecins pestent. Qui dira le contraire ? Oui, une réforme de société a gommé magistralement d’autres urgences. Qui dira le contraire? Oui, la nouvelle loi de réforme de la formation professionnelle est un nouveau casse tête abominable. Qui dira le contraire ? La liste est longue de redressements pas très productifs.

      Alors Mr Claude, en tant que chrétien, je fais quoi ?

      Eh bien, j’espère ardemment l’alternance. Comme d’hab.
      Et une fois que les nouveaux déjà anciens auront de nouveau trop duré, je recommencerai sans doute à voter dans l’autre sens. En pestant, bien sûr, puisque pester est la marque de fabrique du « made in France », d’après nos amis de l’étranger.

      « Moi président, je… » : cela lui a valu bien des embêtements d’avoir cette prétention-là. Il n’a pas su dire « nous » dès le début. C’est cela qu’il va payer, car on n’a vraiment pas besoin d’attentats pour rassembler les Français.

      La paix, c’est avec nous. En tant que chrétien, vous allez le lui rappeler par votre vote, Mr Claude.

  10. LEBELIN

    Cet éditorial, comme la précédente prise de position des SSF, sont les derniers feux d’une pensée sociale et politique qui a inspiré la hiérarchie catholique et ses appendices. Et pourtant monsieur Vignon vous aviez presque réalisé le bon constat : chômage de masse, immigration rejetée … Vous pourriez ajouter fiscalité devenue folle, politique familiale réduite en miettes, disparition du sens du travail et de la responsabilité. Ne faut-il pas maintenant tirer les conclusions ? Beaucoup de français semblent l’avoir fait si l’on en croit les sondages et qui veulent tourner la page du socialisme égalitariste européiste mis en place depuis 1974, constamment poursuivi et amplifié depuis. Oui ! Ne plus donner nos voix et au delà notre adhésion à des politiques qui nous ont mené là où nous sommes. Aujourd’hui le bon sens est de voter front national. Et je fais fi des leçons que veulent encore nous donner des évêques qui se taisent à propos de l’avortement par exemple. Quand ils nous parlent de valeurs il faut entendre tolérance, tolérance et encore tolérance. Oui bien sûr soyons tolérants. Et d’ailleurs ne l’avons nous pas été depuis 50 ans ? Je préfèrerai qu’ils nous parlent de vertus. Je pleure sur ma complicité silencieuse, fruit de 40 années de vote pour le moindre mal quand je vois l’état de la France. Et que ma complicité soit bénie par un évêque ou des guides de la pensée chrétienne ne me rassure plus. Alors je franchis le rubicond tracé par nos pasteurs et je ne veux plus écouter leurs appels à « bien voter ». Je passe sur l’autre rive et je sais que les derniers rayons de l’idéologie mortifère fussent-ils lancés par des évêques ne m’atteindront plus jamais.

  11. Gerlab

    Cette tribune, aussi construite soit-elle, offre à son rédacteur l’opportunité de s’exprimer. Soit. Mais en ne ciblant que le seul Front National, elle n’apporte pas de réponse constructive et globale aux enjeux qui sont évoqués. Pire, j’ai l’impression que ce genre de discours dessert la cause qu’il vise, avec un message de moins en moins audible qui ne fait que cristalliser les positions des uns et des autres, bien loin du « faire société ». C’est d’ailleurs ce qui marque aujourd’hui lorsqu’on écoute nos hommes politiques: dans l’incapacité d’aborder les sujets qui fâchent pour y apporter des réponses courageuses, ils préfèrent s’invectiver.

    Si on refuse le vote Front National, au moins serait-il courageux d’écouter la détresse qu’il exprime: celle des jeunes, à qui on promet qu’ils ne vivront pas dans le même contexte que leurs aînés, marqué par les bouleversements climatiques, la rigueur budgétaire, l’omniprésence des risques terroristes; celle des français qui vivent l’insécurité parce qu’ils n’ont pas le choix de leur lieux de vie; celle de ceux qui n’ont pas voté le traité de Lisbonne et à qui on promet désormais l’enfer de la solidarité européenne, celle de ceux qui n’ont pas la chance de partir en congés et à qui on répète à l’envie qu’ils font partie des privilégiés qui doivent venir en aide au pays du Sud à la fiscalité défaillante, même pour les plus aisés; celle de ceux qui ne se reconnaissent plus dans la justice de leur pays, dans les valeurs qui sont défendues.

    Aujourd’hui, le Front National est devenu le premier parti de France, chez toutes les catégories d’âge à l’exception des seniors. Qu’on l’accepte ou non, apporter une réponse aux problématiques qu’ils évoquent est devenu une nécessité: je parle ici de crise économique et identitaire. Balayer d’un revers de main comme le font les « partis de pouvoir » et définir par soi-même les thématiques phares est tout simplement contraire à l’esprit démocratique qu’il est urgent de restaurer.

  12. D’emblée je veux être clair. Etudiant au milieu des années 50, j’ai eu à affronter les Jeunes Nations , proches de JM Le Pen, affrontements physiques plus qu’intellectuels. J’ai donc une certaine ancienneté dans mon opposition à JM Le Pen et son mouvement. Je n’ai jamais voté pour le FN et et ne le ferai jamais, mais qui suis-je en tant que chrétien pour juger mes frères chrétiens qui vont apporter leur vote au FN ? Qui suis-je pour m’interroger sur la participation de M. Maréchal Le Pen à un colloque à la Sainte Baume ? N’est-ce pas le premier devoir d’un chrétien de rechercher le dialogue avec celui qui pense différemment ?
    Ne vaudrait-il pas mieux nous demander pourquoi le FN a tant de succès, ce que
    ne fait pas Jérôme Vignon. Peut-être devrait-il lire ou relire ce qu’a écrit le Pape François dans La Joie de l’Evangile à la fin du chapitre 231 : « Il y a des dirigeants politiques-y compris des dirigeants religieux-qui se demandent pourquoi le peuple ne les comprend pas ni ne les suit, alors que leurs propositions sont si logiques et si claires. C’est probablement parce qu’ils se sont installés dans le règne de la pure idée et ont réduit la politique ou la foi à la réthorique ».Je suis d’accord : la classe politique n’est pas médiocre; elle est tout simplement enfermée sur elle même et refuse tout simplement le dialogue avec ceux qui n’en peuvent plus de leur suffisance. Je crois qu’on peut faire de la politique autrement comme le propose Sens Commun et la Manif pour Tous, ce dont ne parle pas Jérôme Vignon. Au risque de paraitre prétentieux je suggère aux Semaines Sociales de revoir leur logiciel.

  13. Michel Renault

    Avec un peu de recul, il est intéressant de lire chacun des commentaires avec leurs analyses et différentes positions des uns et des autres.
    Certes, si je suis d’accord sur un certain nombre de constats qui figurent dans plusieurs d’entre eux, que ce soit sur la montée du chômage de masse, les promesses non tenues, les mesures qui auraient dû être prises, la déception, que je comprends, vis à vis des principaux partis de gauche ou de droite, je suis quand même étonné de constater que plusieurs des auteurs se tournent vers le FN en pensant que vu la situation actuelle « c’est la seule solution de voter FN »…
    Assidu depuis de longues années des Semaines Sociales et connaissant la composition socio-professionnelle majoritaire des participant(es), je suis surpris de voir la faiblesse sur le fond de ces analyses qui mènent au vote frontiste…
    Car enfin ce « ras le bol » de la situation politique, sociale, économique (Française comme Européenne), ne justifient pas de se tourner vers des extrêmes (qu’ils soient de droite ou de gauche d’ailleurs).
    Si certains préconisent aux dirigeants des Semaines Sociales de « changer de logiciel », ils feraient bien de relire en profondeur le logiciel du FN…

    Je crois véritablement que beaucoup d’électeurs risquent à l’avenir de regretter leur bulletin de vote mis dans l’urne par un accès de colère!
    Ma réaction n’est pas seulement celle d’un chrétien, mais surtout celle d’un citoyen.

  14. Philippe Edmond

    « Ce qui serre le cœur » c’est de voir que vous n’êtes par contre pas du tout dégoûté par le PS et Les Républicains qui laissent aux femmes pauvres le seul choix d’avorter si elles ne sont pas soutenues par le géniteur de leur enfant.
    Sans parler du reste.
    L’accueil de l’autre devient un slogan révoltant s’il n’est pas cohérent et sans exclusive.

  15. Je retiens deux points de votre propos et des commentaires qui l’accompagnent. D’abord, le fait que le vote FN n’est qu’un symptôme d’une crise morale et politique majeure dont n’ont pas pris la mesure les dirigeants des grands partis traditionnels. Leur échec, leur incapacité à comprendre les mutations du monde et de notre société, leur crispation autour de valeurs qu’ils ne sont plus capables de redéfinir, leurs postures, leurs incantations anti-FN ne fonctionnent plus, la virulence de certains commentaires le démontre. Ensuite, le fait que si nous en sommes mécontents, nous n’avons que trois possibilités : s’abstenir, voter FN, ou se retrousser les manches. La première est une insulte à la démocratie, la seconde est soumission. Reste la troisième. Elle nécessite du courage et de la patience car cela prendra du temps. Et à nous chrétiens, elle nous imposera de revoir comment incarner la doctrine sociale de l’Eglise, comment exprimer le message qu’elle induit, comment participer à l’élaboration d’un projet politique de renouveau, porteur de nos valeurs et compatible avec la conception républicaine de la laïcité.

    • Prune

      Tout à fait!

      Mettons-nous dans « nos » valeurs la priorité aux plus vulnérables, valeurs que des non chrétiens partagent d’ailleurs?

      Un exemple:
      Une psychologue travaillant auprès de personnes âgées dépendantes m’expliquait récemment le grand racisme ordinaire de ces vieux vis-à-vis d’aidants familiaux, issus pour bonne partie de l’immigration.
      Avant d’accueillir à tout crin, l’éducation à la non discrimination vis-à-vis de ceux et celles qui sont citoyens au même titre que nous et qui s’occupent souvent si bien des vieux, ne serait-elle pas plus que nécessaire?

      Soyons concrets d’abord vis-à-vis de ceux et celles, sans qui nous ne pouvons ni travailler ni avoir du loisir. Les entreprises et mutuelles ont commencé à en prendre sérieusement la mesure.

      Comme l’écrit J Vignon, il y a cet enrichissement mutuel possible, mais à une condition : d’y former.

      Laisser croire que cet enrichissement s’improviserait d’un coup de baguette magique serait faire dans l’angélisme que la doctrine sociale de l’Eglise n’apprécie guère.

      Les Semaines Sociales de France ont encore une mission de propositions concrètes. La loi de 2005, insuffisamment appliquée, pour la scolarisation des enfants handicapés était un exemple d’investissement précieux des SSF.

      Or, il y a du pain sur la planche dans d’autres domaines du social.
      Exemple :
      Lors de la dernière session des SSF, dans un petit groupe animé par « Coexister », une femme soulignait combien l’urbanisme de sa ville avait donné des résultats catastrophiques en termes de ghettoïsation. Ses enfants la poussaient à quitter son quartier. Elle s’accrochait encore…

      Tout ça, c’était vrai à Gennevilliers, il y a 20 ans. La PMI au pied des tours était déjà fermée à clef par souci de protection du personnel et des enfants présents.
      Ce qui se passe aujourd’hui, on le savait. Ne faisons pas ceux qui découvrent.

  16. Michel29

    bonjour à tous et toutes .
    Sur le principe , les positions du FN sont à combattre , parce que si Marine le Pen adoucit le discours, le fond raciste revient rapidement .

    mais ce qui choque beaucoup de français ,c’est la manipulation médiatique et politique qui en est faite et qui tient beaucoup plus à des calculs électoraux ,en vue d’une ré-élection, qu’à des débats d’idée .
    en résumant , les calculs de savoir si le FN est au second tour en 2017 , au lieu du PS ou du candidat de droite sera le sujet central , voire le seul de 2016 .
    Les français réalistes , qui pensent liberté , égalité ,fraternité et nous chrétiens qui y rajoutons les valeurs chrétiennes , sont effarés par la déliquécense de ce pays depuis plusieurs décennies .
    quelques exemples :
    Plus de projet européen : L’Europe veut régler des détails , mais est n’est plus d’accord sur les enjeux majeurs ( ex les migrants … , la politique économique et fiscale ) .
    Exaspération des sentiments nationaux : On parle du FN ,mais moins des positions de certains partis de gauche .
    Activités économiques ,notamment industrielles et agricoles attaquées de toutes parts :
    IL est aujourd’hui impossible de se dire agriculteur …ou patron.
    Impérialisme d’une caste journalistique , communication , donc le ressort est de casser , massacrer , au nom d’un égalitarisme et d’une volonté de pouvoir ,en se décrétant juge , en se disant journaliste d’investigation ,en remuant les poubelles …

    organisation administrative incompréhensible ou chaque fois que l’on dit simplification , on augmente le mille feuille et la complexité …

    La France réaliste entre le centre gauche et le centre droit , celle qui voudrait avancer avec le travail , les projets en respectant les valeurs , est prise en otages , par les extrêmes , dont le deux partis de gouvernement ont besoin pour leur élection … et pour ela , il faut des perspectives ,des projets fédérateurs pour la jeunesse , tout le contraire des petites phr

  17. Olivier Collomb

    Rhétorique de gauche.
    Avez-vous oublié la demande ancienne d’excommunication, – rien que cela, – produite jadis ma les prédécesseurs de M. Vignon. Tout cela n’est pas sincère, il faut l’affirmer. Dans la débâcle de la mouvance épiscopale-conciliaire, – qu’en restera-t-il dans dix ans ? – la lutte contre le FN, c’est la posture du naufragé qui s’accroche à une planche de bois.

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  2. Le réalisme du vote

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