Tous les articles de Dominique Quinio

Immigration, ce qui est juste

« Eprouver l’injustice, est-ce nécessaire pour savoir ce qui est juste ?». Les lycéens qui passaient le bac en section S ont eu à disserter sur ce sujet. Auront-ils puisé dans l’actualité, trop généreuse, de quoi nourrir leur réflexion ?  Injuste, le sort de ces migrants recueillis sur le bateau humanitaire l’Aquarius, rejetés par les autorités politiques italiennes et maltaises, en dépit des lois maritimes, et enfin débarqués à Valence, parce que le nouveau premier ministre espagnol, socialiste, s’est immédiatement proposé de les accueillir. Hommes, femmes, enfants, de différentes Lire la suite…

Immigration, une déchirure intérieure

La loi sur l’asile et l’immigration vient d’être votée en première lecture, le 22 avril, après des débats enflammés, y compris au sein de la majorité gouvernementale. Pour des raisons diamétralement opposées, elle est critiquée par la droite et la gauche. De nombreuses associations s’en inquiètent, déplorant Lire la suite…

L’esprit de service

Sommes-nous dignes des héros que l’histoire et l’actualité nous donnent en exemple ? L’hommage national rendu au colonel de gendarmerie, Arnaud Beltrame, assassiné dans un supermarché de l’Aude pour s’être proposé comme otage à la place d’une jeune femme menacée par un terroriste djihadiste qui avait déjà tué trois personnes, nous oblige à nous poser la question. Le discours officiel du président de la République fit appel à notre esprit de résistance, à un héroïsme français que tant de figures Lire la suite…

En politique, l’arme du langage

Il paraît, disent les sondages, que Laurent Wauquiez, le président des Républicains, n’aura pas désespéré ses partisans par les propos qu’il a tenus devant des élèves de l’EM Lyon, à l’occasion de deux cours qu’il y donnait sur les « enjeux de société ».  Il les aurait même confortés dans leurs convictions. Le « parler franc » revendiqué et les menaces contre ceux qui ont diffusé des paroles qui n’auraient pas dû être enregistrées et divulguées dans la presse ont renforcé sa posture d’homme qui ne craint pas de dire sa vérité et qui Lire la suite…

Pour une année « intranquille »

Par Dominique Quinio, présidente des Semaines sociales de France

« Nous, les intranquilles ». C’est le magnifique titre d’un film réalisé par Nicolas Contant avec le groupe cinéma du centre Artaud autour de la maladie psychiatrique, de la folie. Un titre que l’on a envie de rapprocher d’une phrase du pape François dans la Joie de l’Evangile (2013) : « une foi authentique – qui n’est jamais confortable et individualiste – implique toujours un profond désir de changer le monde, de transmettre des valeurs, de laisser quelque chose de meilleur après notre passage sur la Terre. Nous aimons cette magnifique planète où Dieu nous a placés, et nous aimons l’humanité qui l’habite, avec tous ses drames et ses lassitudes, avec ses aspirations et ses espérances, avec ses valeurs et ses fragilités ». Intranquille, inconfortable.

Dieu sait que les propos du pape ne sont pas  Lire la suite…

Hautes ambitions

Par Dominique Quinio

Le temps est compté. Pour le président de la République et l’équipe gouvernementale, il s’agit de convaincre que l ‘été ne sera pas « vacant » ni « vacance » Du très long discours que le président de la République a prononcé à Versailles devant le Congrès, le 3 juillet, que retenir ? Le « bien commun universel », « basculé, transformé, menacé » sur le plan géopolitique ou écologique ? La nécessité de contrebalancer un exercice jupitérien du pouvoir présidentiel, par des contre-pouvoirs réels, notamment en rendant à la justice sa liberté et son autonomie ? Des réformes institutionnelles (moins de parlementaires, une dose de proportionnelle, moins de lois et des lois mieux évaluées, un conseil économique, social et environnemental repensé…) ? La réaffirmation de la valeur du travail pour chaque homme, dans un contexte de chômage de masse ? Le besoin d’une Europe refondée : car « l’Europe, c’est nous », sans nier que le projet européen se trouve fragilisé par la prolifération bureaucratique et le scepticisme.  Un thème cher aux Semaines sociales qui préparent leur Session de novembre : « Quelle Europe voulons-nous ? ». Lire la suite…

Nationalisme climatique

Par Dominique Quinio

S’il est un domaine où Donald Trump, président des Etats-Unis, aurait dû renoncer à son credo favori, « America first » (sa « préférence nationale » à lui), c’est bien celui du dérèglement climatique. En effet, il est impossible de fermer les frontières, de dresser des murs Lire la suite…

Un autre logiciel politique

Par Dominique Quinio

On ne sait pas si la promesse de renouvellement dans la manière de gouverner (qui ne tient pas seulement à l’âge du capitaine et de ses équipiers) se vérifiera dans la durée. Si l’élection du président sera confirmé par la constitution, à l’issue des législatives, d’une majorité de députés labellisés La république en marche ; s’il aura besoin de l’appui de parlementaires issus des formations classiques décidés à ne pas jouer l’obstruction systématique. Peut- être est-il naïf de penser que l’expérience actuelle n’est pas qu’une stratégie conjoncturelle ; peut-être la preuve sera-t-elle apportée que le « ni de droite, ni de gauche », l’alliance des compétences politiques et civiles ne suffiront à reformer notre pays. Mais refusons le désabusement et faisons le pari de la réussite. Lire la suite…

Notre responsabilité

Par Dominique Quinio

Voter est affaire sérieuse, un acte qui engage, une voix qui porte au loin, même perdue au milieu d’un océan d’autres voix. La colère, la peur, la déception ne devraient pas orienter le choix des électeurs, ni même d’ailleurs les « consignes » de vote. Personne ne peut se dire propriétaire des voix. Mais tous ceux qui ont une responsabilité politique, associative, culturelle, sociétale – au nom de leur histoire, les Semaines sociales se sentent ce devoir – peuvent clairement exprimer leur opinion pour aider au libre discernement de chacun. Lire la suite…

 Les jours d’après

Par Dominique Quinio

Si l’enjeu n’était pas si grave, il y aurait quelque chose d’excitant à vivre l’élection présidentielle version 2017. Parce que rien ne s’y déroule comme prévu, qu’il est impossible de prédire quel en sera le résultat final, pas même le nom des deux candidats susceptibles d’être qualifiés pour le second tour. Les sondeurs affichent leur prudence et préviennent qu’ils ne pourront peut-être  pas donner une estimation des scores dès la fermeture des derniers bureaux de vote. Quelle nouveauté ! Devoir attendre que le dépouillement soit un peu plus avancé ! Patienter avant de se précipiter vers l’épisode suivant et de re-sonder les électeurs ! Lire la suite…